Thérapies énergétiques

Les Énergies de l’eau

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu un contact particulier avec l’eau. Petit déjà, lorsque je prenais mon bain, je réclamais des lunettes ou un masque de plongée pour que je puisse mettre la tête sous l’eau sans que le savon me pique les yeux.

Chaque année nous faisions le voyage pour la Ligurie.
Je me rappelle ces étés sur la plage en Italie. Le sable brûlant dans lequel mon frère et moi construisions des châteaux ou jouions aux billes, les gens, les glaces, les vendeurs à la sauvette avec leurs contrefaçons, et ce monsieur à la peau fripée et bronzée, au bonnet de marin blanc qui criait : « Cocco bello. Tre pezzi mille !!! »

Et surtout la mer. La Méditerranée qui s’étendait à perte de vue. J’adorais m’y baigner. Mon activité favorite : faire la planche. Je pouvais rester des heures dans cette position, même si le vent s’était levé et agitait la mer. Même pas peur des vagues. J’écoutais les bruits dans l’eau qui étaient différents. Les voix des gens étaient comme étouffées, j’entendais les vagues et les galets qui s’entrechoquaient.

Mais il y avait un petit bémol, le sel brûlait les yeux, quand je plongeais. Comme le savon, dans la baignoire. J’ai demandé un masque de plongée, encore.

Gabriel - gabrielerb.ch
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Comme chaque fin d’après-midi, alors que nous rentrions à l’appartement de la famiglia italiana, nous sommes passés devant une petite échoppe qui vendait des journaux, des cartes postales, des jouets de plage, de la crème solaire, des matelas et bouées gonflables de toutes formes et de toutes les couleurs, et des masques de plongée.

Ce jour-là, nous nous sommes arrêtés dans ce tout petit magasin.
Et devinez quoi. J’ai eu mon masque de plongée !!!
Avec le contour jaune pétant et l’élastique noir.

J’étais tellement excité de retourner à la plage le lendemain que je n’en ai pas dormi de la nuit. J’ai entendu passer dans la rue chaque Vespa pétaradante, chaque motorino au pot trafiqué.

Le lendemain, le trajet à pied n’a jamais été aussi long.
La plage, enfin ! Juste le temps d’abandonner mes chaussures et mon t-shirt et me voilà parti en direction la grande bleue, avec mon masque à la main. J’ai couru dans l’eau, enfilé le masque dans la foulée, sans l’ajuster, j’ai pris une grande bouffée d’air et j’ai plongé. Poissons, galets de toutes sortes, sable aux ondulations irrégulières, algues de toutes les couleurs. Ça y est, j’y suis !

Il n’a plus été question de mettre les pieds dans l’eau sans prendre mon masque, même si le sel brûlait quand-même les yeux et si je buvais parfois la tasse d’eau salée.
Ces vacances ont été encore plus belles que celles des années passées.

Lorsque les vacances s’achevaient annonçant le retour en Suisse, je nettoyais mon masque avec précaution et le rangeais dans sa boîte, en me réjouissant déjà de le retrouver l’été suivant.
Et chaque année, il était là, m’accompagnant dans mon exploration subaquatique.

C’est durant ces expériences que j’ai remarqué que j’avais un lien particulier avec cet élément. Ce sont bien des années plus tard que j’ai compris que mon ressenti est étroitement lié avec l’eau.